Journal de l'atelier
Bois et résine : comment naît une pièce hybride

Dans un atelier de tournage, beaucoup de bois finissent au rebut : fendus en séchant, piqués, creusés par le temps. Ce sont pourtant souvent les plus beaux. La résine permet de les garder.
Partir du défaut
Une souche de cerisier creuse, une fourche de merisier, un noyer échauffé aux taches sombres : le bois choisi pour une pièce hybride l'est justement pour ce qui lui manque. Le vide devient l'endroit où la couleur va entrer.
Couler la résine
La résine époxy est teintée, souvent avec des pigments nacrés au mica (bleu, vert, rouge, mauve), puis coulée dans les fentes et les manques du bois. Elle durcit lentement et fait corps avec lui.
Tourner l'ensemble
Une fois la résine dure, le bloc repasse sur le tour. Le tourneur révèle alors la frontière entre le bois et la couleur : on ne sait jamais exactement à quoi elle ressemblera avant d'y être. C'est pourquoi aucune pièce hybride ne peut être refaite à l'identique.
Finir et polir
Ponçage à grains de plus en plus fins, puis finition : huile, cire ou vernis selon l'usage. Sur une lampe, la résine laisse passer la lumière et transforme la pièce une fois allumée.
Envie d'une pièce hybride dans une couleur précise ? Décrivez votre idée.